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Népal, pendant et après pandémie ...

Népal, pendant et après pandémie ...

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Des nouvelles du Népal De l’eau a coulé sous les ponts depuis les soudaines fermetures des frontières en mars 2020, sans préavis, en raison de la menace sanitaire du Coronavirus. Un an et demi plus tard, les portes s’ouvrent peu à peu pour le Népal. Notre partenaire Fabien revient sur cette période peu ordinaire qui à profondément bouleversé son quotidien.

18 mois de crise du Covid-19 au Népal

Le Népal a connu deux confinements successifs entre mars et septembre. Si l’épidémie a plus ou moins été contenue durant cette période, l’impact économique a été considérable puisque seuls les secteurs de l’alimentaire et du BTP étaient encore autorisés à travailler. L’aéroport n’a rouvert qu’en septembre 2020 soit 6 mois après le début de la crise avec restrictions et isolement de 7 à 14 jours selon les cas.
Au printemps 2021, La population s’est relâchée, faute de contrôles. Les bains de foule allaient bon train durant le festival Holi, sans respect des distanciations, ni port du masque qui n’était rendu obligatoire que dans les transports publics et les magasins.
C’est ainsi que le pays a connu entre avril et juin 2021 sa vague la plus meurtrière, peu de temps après l’Inde. Sans doute que les népalais revenus célébrer cet évènement en famille ont amené avec eux le virus. La population s’est trouvée une nouvelle fois confinée, les hôpitaux étaient saturés et le pays recensait alors des dizaines de milliers de cas par jour.

 

De graves conséquences pour le tourisme

Depuis la réouverture progressive des frontières, le tourisme se relève péniblement. En l’absence d’aides de l’état, de nombreuses boutiques, hôtels et restaurants qui vivaient quasi exclusivement du tourisme ont fermé faute de pouvoir payer leurs loyers ou rembourser leurs emprunts. Plus de 80% dans le quartier Thamel de Katmandu dit-on !  

Entre mars 2020 et octobre 2021, nous n’avons réalisé qu’un pourcent de notre activité habituelle. Sans revenus, nos guides ont quitté Katmandu et sont « rentrés au village », s’occuper de leurs terres ou exercer d’autres métiers. Certains ont saisi l’opportunité de partir travailler à l’étranger.

Les agences de trekking ont pour la plupart cessé toute activité et licencié à tour de bras. Nous avons-nous-même été contraints de nous séparer de certains de nos collègues pour « tenir le coup » face à une crise qui dure…

 

Quand de nouvelles tendances touristiques se dessinent…

Durant cette période, seul le tourisme haut de gamme a tiré son épingle du jeu avec un chiffre record d’expéditions dans l’Everest en avril/mai dernier.  Mais la crise semble également avoir profité au tourisme domestique, quasi inexistant auparavant et porté par une classe moyenne désireuse de découvrir le pays. Les hôtels de Pokara et du Chitwan ont ainsi pu se dégager des revenus. Certaines activités se sont même développées à l’image des vols touristiques en hélicoptère vers les lacs sacrés de Gosaikunda au Langtang par exemple à moins de 30 minutes de Katmandu.

 

Malgré la crise, une solidarité à toute épreuve

Malgré les difficultés, nous n’avons cessé de travailler main dans la main avec Garuda Népal et nos plus fidèles voyageurs afin de venir en aide aux plus démunis de Katmandu vivant dans une précarité extrême et menacés de famine. Grâce à des dons, nous avons distribué des colis de provisions à plus d’une centaine de familles et permis à certains de nos guides d’assurer la scolarité de leurs enfants.

 

Et l’avenir ?

Même s’il faudra probablement des années avant que l’activité touristique ne retrouve son faste d’avant Covid, nous nous attendons à des conditions plus sereines dans les mois à venir. Ce qui nous permet d’espérer redonner, à l’horizon 2022/2023, du travail et des salaires à l’ensemble de nos partenaires et collaborateurs. Nous espérons également voir changer les comportements en faveur d’un tourisme plus respectueux de l’environnement même si la tendance ne va pas vraiment en ce sens.

 

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